Si l’actualité autour de la famille ne cesse de s’amplifier depuis la rentrée, la naissance des enfant par GPA (Gestation pour autrui) continue de produire des effets négatifs dans la classe politique qui, pourtant, a voté la loi pour le mariage homosexuel.

Le premier ministre Manuel Valls vient de déclarer, dans une interview au journal La croix, que la GPA est interdite en France. Il envisage même, dans les semaines qui viennent, « la promotion d’une initiative internationale qui pourrait aboutir, par exemple, à ce que les pays qui autorisent la GPA n’accordent pas le bénéfice de ce mode de procréation aux ressortissants des pays qui l’interdisent ».[1] Cela est d’autant plus regrettable de la part de Manuel Valls que la Cour européenne des droits de l’homme avait pourtant condamné la France, en juin 2014, car elle n’avait pas voulu accorder la nationalité française à des enfants nés par GPA aux États-Unis.

Que peut-on en dire du point de vue lacanien ? Finalement, ce dont il s’agit toujours pour l’enfant, de savoir s’il a été ou pas le fruit du désir de ceux qui l’élèvent, le soignent, lui parlent, l’aiment. Pour le reste, il y aura de belles histoires pour raconter comment ça s’est réalisé… ce que Lacan avait déjà noté « La relation sexuelle est livrée aux aléas du champ de l’Autre. Elle est livrée aux explications qu’on lui donne. »[2]

[1]Lire en entier l’article d’Hélène Bonnaud dans Lacan Quotidien
[1]http://www.lexpress.fr/actualite/societe/famille/gpa-valls-s-oppose-a-la-reconnaissance-des-enfants-nes-de-meres-porteuses-a-l-etranger_1607578.html?xtor=RSS-3011&google_editors_picks=true

[2] Lacan J., Le séminaire, Livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, Paris, Seuil, 1973, p.181