On pourra voir ou revoir l’original Macbeth d’Orson Welles sorti en 1948[1]. Réalisation plutôt réussie, très fidèle à la pièce de Shakespeare.

   On se souvient à cet égard de l’étrange invocation de Lady Macbeth faisant écho aux ténébreuses incantations des Trois Sorcières : « Venez à mes mamelles de femme, et changez mon lait en fiel, vous, ministres de la peur, quel que soit le lieu où, invisibles substances, vous aidiez à la violation de la nature[2]

La disjonction femme-mère[3] trouve dans le film de Welles et l’interprétation de l’actrice Jeanette Nolan une singulière incarnation…

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[1] En salle à Paris actuellement.

[2] Traduction de François Victor-Hugo.

[3] Freud dans son texte « Quelques types de caractères» insiste à sa façon sur ce point. Cf. L’inquiétante étrangeté et autres essais, Editions Gallimard, Paris, 1985, pp.149-152. Freud montre que tout repose dans cette tragédie sur l’absence d’enfant. La chute finale et brutale de Lady Macbeth est à cet égard pour lui une énigme difficile à expliquer.